jeudi 15 avril 2010

Jour 7

Jean s’est fait rappelé à l’ordre hier par un petit oiseau sur la plage en atterrissant son aile de kitesurf. Aujourd’hui, nous avons pu constater pourquoi ce pluvier jouait la comédie en ayant l’air blessé. Son nid contenait trois œufs, placés sur un lit d’algues au beau milieu de la plage. S’il y avait eu un ornithologue dans le coin, il en aurait sûrement profité pour nous faire la leçon sur les aires de nidification au printemps. Mais nous avons déjà eu cette leçon dans le passé et il n’y avait pas d’ornithologue. La plage est à tout le monde et ne demande que respect mutuel. Disons que l’homme est celui qui respecte le moins cet environnement à voir tous les déchets qui jonchent toutes les plages que nous avons visitées, aussi désertes qu’elles puissent paraître.
Ce fut encore une journée venteuse, toute aussi rafaleuse que la veille. La session du matin fut suffisante pour nous calmer. Une autre galère portugaise gisait parmi les algues, signe que les fronts dépressionnaires ont bien brassé la mer.


Nos techniques de pliage de kites se sont améliorées car tout rentre à merveille dans le coffre de la voiture. On est loin du gros SUV avec ses grands espaces de rangement mais nous avons appris à nous adapter à plus petit.

mercredi 14 avril 2010

Jour 6

Si le vent n’a pas voulu se reposer pour cette journée, Maria n’a pas voulu tenter sa chance dans des conditions de 18 jusqu’à 31 nœuds pour une moyenne de 25 nœuds. Déjà, gonfler l’aile en plein vent sans avaler de sable ni laisser s’envoler sa chemise tenait de la prouesse. Jean en a profité pour tester la 9m Cabrinha Crossbow et sa petite planche North de 128cm. Très satisfait de son matériel mais les variations intenses du vent ne procuraient pas le plaisir escompté.


Pour un petit bain de soleil, même avec l’aile comme paravent (bon, la protection était minime car elle était pas mal aplatie par le vent fort), le sable s’incrustait dans toutes les parties de nos corps avec les embruns. Nous décidons donc sur l’heure du midi de retourner à l’hôtel en passant comme d’habitude par cette unique route, que les locaux appellent un « highway », où poussent de façon naturelle des nids de poule chers aux touristes en mal de sensation forte. Espérons que les essieux de notre voiture de location tiendront le coup. Jean entend de temps à autres des bruits étranges provenant de la voiture. Hier, il a écrasé une bouteille de verre en roulant dessus. Heureusement, pas de crevaison. Une touriste ayant amené son vélo de route a cassé sa jante la veille. Elle aurait sûrement mieux apprécié un vélo de montagne.

L’eau chaude du lavabo et de la douche est teintée de roux. Cela fait 2 jours que nous avons signalé cette anomalie à la réception mais les réparations se font attendre. Peut-être que c’est la nouvelle méthode pour donner rapidement un teint plus foncé aux touristes !

mardi 13 avril 2010

Jour 5

Le vent a cette fois été au rendez-vous. Un petit apéritif de 15-20 nœuds pour nous mettre en forme le matin, plutôt rafaleux, ce qui a forcé le genou de Jean au-dessus du seuil de la douleur. Pour Maria, elle était confortable en 9m et sa nouvelle planche Évasion. Merci Julien, cette planche lui convient parfaitement.

En après-midi, les conditions étaient plus fortes, avec des pointes à 30+ nœuds sous les cumulo-nimbus noirs. Malgré tout, Maria décide de tenter une sortie en 7m alors que le vent a daigné baisser à 25 nœuds accompagnées de super rafales rageuses. Une session les fesses bien serrées, les bras bien étirés au maximum et la planche collée au plan d’eau. Elle était sortie hors de sa ligne de confort mais voulait se prouver qu’elle avait encore la capacité physique de tenir dans ces conditions difficiles pour elle.

lundi 12 avril 2010

Jour 4

Il fallait s’y attendre, la météo n’a pas été très précise, du moins pour le vent. Il y avait bien un 10-12 nœuds mais la fatigue de la veille et les muscles endoloris nous ont fait bouder ce vent asthmatique.


Toute la journée, le soleil a joué à cache-cache entre les masses nuageuses. L’humidité a provoqué un effet halo autour du soleil que Maria s’est empressé de photographier ! La chaleur n’est pas aussi accablante qu’en Égypte mais mieux vaut bien s’hydrater pour éviter la liquéfaction cérébrale et rester attentif.




Nous en avons donc profité pour découvrir les autres plages de l’île, dont les accès se limitent à de minuscules sentiers bien couverts de ces fameuses plantes vertes arborant les piquants izazos. Nous avons été prudents, pas question d’y marcher pieds nus. Les autorités ont été économes, ne posant aucune pancarte pour annoncer ces endroits. Il ne faut pas avoir peur de se promener au hasard des chemins de rocaille. Et encore seuls sur ces sites magnifiques et isolés. Quelle aventure ! Nous étions tentés d’y faire du kitesurf, mais on devinait des haut-fonds à plusieurs endroits. Qu’à cela tienne, le paysage valait la peine d’être admiré.



Somme toute, une belle journée ensemble à relaxer et découvrir une belle île au rythme des vagues nous rappelant la nature sauvage des lieux.

dimanche 11 avril 2010

Jour 3


Jean a failli oublier sa planche sur la plage car il était fatigué de sa journée d'aujopurd'hui sur l'eau. Heureusement, en comptant les planches dans le coffre de la voiture, on s'est bien rendu compte qu'il en manquait une !

Une journée éreintante, alors les mots seront brefs : venteux entre 15 et 22 nœuds, chaud comme d’habitude. Nos bras ont rallongés, notre échine s’est courbée, nos visages ont rougis.

Et dire que la météo annonce encore plus de vents pour la semaine. Encore 12 jours de ce régime, quelle vie ! La seule personne que nous avons rencontrée aujourd’hui sur la plage était le chef de police de l’île, très amical et jovial, venu faire son petit tour et s’assurer que nous nous plaisions bien dans son coin de paradis. Pour une fois que Maria n’a pas de contravention !

samedi 10 avril 2010

Jour 2




Après une bonne nuit de sommeil pour récupérer du voyage de la veille, nous sommes prêts à chercher un moyen de transport pour nous promener sur l’île. La réception a plutôt été occupée à régler les nombreux départs, les appels téléphoniques pour nous trouver un contact ont été infructueux. On ne désespère pas et nous nous rendons à pied au comptoir du lieu où nous aurions eu le plus de chance d’avoir de l’aide. Comme les agences de location de véhicule ne sont pas légion, Jean s’est mis à parler à gauche et à droite. J’étais un peu découragée. L’option de louer un scooter était hors de question car limitée à 4heures par jour.

Finalement, un travailleur local nous amène au village principal où nous obtenons finalement une voiture pour la durée de nos vacances. J’ai eu un gros mal de cœur et un gros trou dans mon compte, même en discutant les tarifs. Il ne faut pas être pauvre dans cette île!

La seule station d’essence n’était pas ouverte. Avec un demi-réservoir, espérons ne pas tomber en panne d’ici lundi ! Les nombreux nids de poule ne font certainement pas honneur au titre d’autoroute que lui donnent les habitants du coin. Avec cette seule route, il est assez difficile de se perdre et trouver un spot pour le kitesurf s’est fait comme un charme.

Nous étions totalement seuls sur une plage déserte, bordée d’occasionnelles maisons en construction. Un seul travailleur était sur un chantier de construction. Le paradis sur terre : eau chaude et turquoise, sable tellement fin que nos pieds enfonçaient jusqu’aux chevilles, soleil de plomb à 30°C. Un vent léger à 10-13 nœuds, juste assez pour permettre à Jean de naviguer et tester son genou.

Une journée bien remplie. Malgré un début de matinée pénible, le sourire et la gentillesse des habitants nous ont égayés et font oublier les kilomètres de marche pour trouver une voiture. Nous finissons la soirée avec un foie gras pôelé et un bœuf Wellington. Demain, nous irons à une messe spéciale !

vendredi 9 avril 2010

J1 - Le jour du départ



Enfin, le jour J est arrivé. Un départ raisonnable en milieu d'avant-midi nous évite un réveil en plein milieu de nuit. Après un hiver plutôt moche et une semaine printanière nuageuse et triste et un orage la veille, nous sommes dûs pour une overdose de vitamine D.

La petite pluie du matin est vite oubliée une fois rendus à l’aéroport. Avec nos 70 kilos de bagages à nous deux, l’agente à l’enregistrement semblait souffrir d’un manque total d’énergie, obligeant Jean à placer et replacer nos 4 bagages l’un après l’autre et prenant un temps fou à mettre les étiquettes. Au moins, pas d’excédent de bagages ni frais additionnel.

Le vol se déroule sans encombre avec l’occasion de voir des icebergs au large de la Virginie, ce qui est assez exceptionnel. Jean avait préparé sa vidéo pour filmer l’atterrissage mais l’hôtesse lui a fait ranger son appareil car trop gros pour être sécuritaire. On s’est contenté de ma petite Pentax.

Les formalités à l’aéroport sont assez rapides et on se retrouve en milieu d’après-midi sur la plage. Déjà, une sombre dépression au nord menace le ciel et nous fait don d’un magnifique arc-en-ciel. Pas de pluie pour cette fois-ci. La plage est tout simplement magnifique avec un sable doux aux pieds et une mer turquoise à faire rêver.

Un premier daiquiri au bar de la plage hyperbondé de monde. Puis souper à 19h30 avec un thème mexicain. Manger à côté d'une gang de braillard nous a coupé l'appétit.

Nos premières tentatives de nous connecter sur l'internet ont échoué, le serveur principal avait planté mais finalement, on finit par avoir un lien actif. C'est chouette parce que c'est gratuit !